Les premières vagues de Covid et le confinement qui en résulta ont stimulé la verve des uns et des autres, sans doute pour conjurer le sort. Maintenant c’est au tour des variants d’aiguiser notre inspiration humoristique. Finalement, malgré les misères et les peines que cette épidémie nous a apportées, l’humour est un bon remède, n’est-ce pas !

– Le variant Travolta donne toujours de la fièvre, mais seulement le samedi soir.

– Le variant Napoléon est à Sainte-Hélène et fait beaucoup d’invalides, c’est une vraie Bérézina.

– Pour le variant bordelais, pas de souci on a le Médoc.

– Le variant normand est difficile à prévoir : “P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non”.

– On soigne à bon marché le variant provençal, on a un vaccin « peuchère ».

– En Bourgogne, le variant est comme les autres, il est des nôtres, on le reconnaît rien qu’à sa trogne.

– Plus de variant gascon, c’est promis !

– À Paris, le variant est de plus en plus limité sur le périphérique mais, en ville, il circule sur les quais et il paraît qu’il pourrait emprunter des trottinettes, sans casque ni masque.

– Le variant auvergnat ressemblerait à un oursin, il affectionne les poches mais ce n’est pas prouvé et, auvergnat un jour, auvergnat toujours, il est tenace !

– Pour sa part, le variant corse s’attaque au bouleau puisqu’il est transmis par l’écorce.

– Le premier symptôme du variant breton, c’est quand on commence à entendre le loup, le renard et la belette chanter, ou que l’on se met à porter un chapeau rond.

– Le variant belge est redoutable, une fois, ça finit généralement par une mise en bière.

– Le variant suisse reste neutre et n’entre pas dans l’Union européenne, aucun danger donc.

– En Hollande, le virus a rompu les digues, franchi la haie et mis le pays bas.

– Pour le variant bulgare, protégez-vous avec un parapluie.

– Le variant allemand nous cherche querelle, pourtant c’est un cousin germain.

– Pour le variant irlandais, rien de tel qu’une bonne balade et une rasade de whiskey.

– Le variant anglais tourne très vite : « toupie or not toupie ».

– De son côté, le variant écossais se tient à carreau mais vous n’êtes pas kilt pour autant.

– En ce qui concerne le variant italien, vous en prenez pour Milan.

– À Venise, restez masqués au Carnaval, car le variant vénitien renaît telle la Fenice.

– S’agissant du variant moscovite, c’est un méchant virusse. Pour lui échapper, mettez de la crème et portez une chemise de lin, le crème-lin est efficace !

– L’épidémie due au variant égyptien est pharaonique mais se canalise à Suez.

– Le marocain s’attaque préférentiellement aux ministres avec ou sans portefeuille.

– Contrairement aux apparences, le variant du Bénin est plus grave qu’il n’y paraît.

– Ne pensez surtout pas au variant malien car « honni soit qui Mali pense ».

– En Asie, le variant iranien perce et gomme l’arabique.

– Au Moyen-Orient, le variant est en pâle estime, Liban ni noir,  syrien c’est asymptomatique !

– Ne craignez plus le variant chinois, il est cantonné, mais assez ri !

– Apparemment, avec le variant japonais, il n’y pas de sushi à se faire : c’est nippon ni mauvais.

– Quant au variant turc, il est très fort et peut s’attraper avec le café ou aux bains.

– Attention au variant américain, c’est un vrai coup de poing mais il ne dure qu’un quart d’heure sur les pistes de danse.

– On parle de l’émergence d’un variant colombien, mais c’est de la poudre aux yeux.

– Le variant des Bermudes ressemble à un triangle mais il est en voie de disparition.

– Le variant mexicain est basané : restez couché sur le sol avec un sombrero sur le nez en guise de parasol, c’est le conseil de Marcel Amont !

– Dans les Andes, c’est un cas mais ce n’est pas le Pérou non plus.

– Quant aux variants désignés par les lettres grecques, faites attention : le variant « alpha » est un mal dominant, le « bêta » est plutôt fruste mais ce serait bêta de l’attraper, le « gamma » rayonne beaucoup, « l’oméga » est méga-contagieux, le « rho » est à éviter pendant les repas mais attention aux nourrissons quand même, le « pi » est assez vache, le « mu » se propage tout seul, quant au « tau », il est fréquent chez les banquiers et s’accroît avec l’inflation, enfin le « nu » est impudique, couvrez-vous !.

La liste n’est pas exhaustive car le propre des variants est de varier et nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

Billet d’humeur de Dominique Maillard, Président d’honneur de la FNEP